lundi 2 janvier 2017

Kyoto en amoureux - le retour

Vendredi 21 Octobre

En préparant notre itinéraire, nous avions vu que, pile au moment où nous serions en train de rentrer de Hiroshima vers Tokyo, aurait lieu le Kurama-no-hi-matsuri, une des plus anciennes fêtes japonaises, dans le petit village de Kurama, au nord de Kyoto. Du coup, pas d'hésitations, on repasse par Kyoto sur le chemin du retour!

Par l'opération combinée du saint esprit et de la fonction sèche linge de la machine à laver, que le propriétaire de l'appart nous a indiquée, notre lessive est sèche juste à temps pour réintégrer nos sacs avant le départ.

Après avoir hésité entre le tram et le bus pour aller à la gare, on s'est décidé pour le premier. Grave erreur car celui-ci est un vrai escargot à cette heure de la journée et, pour la première fois depuis notre départ raté pour Hida, on dirait bien qu'on va louper le train qu'on espérait prendre. Mais c'était sans compter sur l'efficacité surnaturelle des employés de gare ici. Dans un laps de temps qui n'aurait jamais suffit en France, on parvient à comprendre que le train qu'on voulait prendre est complet en places réservées, à acheter des billets non réservés et à trouver notre quai avant l'arrivée du shinkansen. Évidemment, du coup, on est un peu loin dans la file et, si on arrive à entrer, on va passer un debout un bon tiers des presque 3 heures de trajet de Hiroshima à Kyoto.

Puisqu'on ne peut pas faire notre check-in avant 16h, on commence par déposer nos bagages à la gare centrale. On y mange aussi un bout dans un des nombreux espaces de restauration qui émaillent les 15 étages du bâtiment ultramoderne tout en métal et en verre. Le restaurant de tempuras qu'on visait étant pris d'assaut, on se rabat sur un voisin qui propose des sets de plein de petites choses étonnantes et délicieuses, comme je les aime (soba, légumes marinés, assortiment de tempuras, petits morceaux de poisson, bol de riz, soupe miso, légumes racines cuits à la sauce soja...).

Depuis le haut de la gare

Aujourd'hui, c'est le jour du marché aux puces mensuel Kobo-san, au temple Toji, à 15 minutes à pieds de la gare. Fatigués, on flâne distraitement entre les nombreux stands qui proposent des tas de choses, des vieux outils aux étals de potiers en passant par tout un tas de spécialités culinaires séchées, fermentées ou sucrées, à consommer sur place ou à emporter, des bonsaïs, des vêtements... Il y a aussi un certain nombre de revendeurs de kimonos à 1000 yens, abandonnés par leurs propriétaires parce que tâchés, déchirés, pas finis, plus utilisés... On fouille un peu, mais la plupart sont vraiment immenses (et surtout très larges) et on n'arrive pas vraiment à se décider, ni même à décider si on en a vraiment envie. En tout cas, le marché est suffisamment immersif pour qu'on oublie quasi entièrement qu'on est dans l'enceinte d'un temple, aux bâtiments duquel on ne jette qu'un œil distrait. On sent la redescente de pression après notre été mouvementé se combiner à un début de lassitude du voyage qui fait qu'on est moins motivés à aller voir de plus près chaque temple dont on aperçoit un bout de toit.

Récupération des bagages, puis transfert vers notre Airbnb de ces trois prochains jours, qu'on découvre minuscule, sous équipé (pas de plaques électriques, ni bols, couverts ou assiettes), avec des matelas de futon qui rappellent plutôt ceux de chaises longues et pas la place de les disposer côte à côte. Au final, on fait se recouvrir les deux minces matelas et on sacrifie une couverture pour apporter du moelleux et essayer de dormir sans avoir les hanches qui touchent le sol à chaque fois qu'on se met sur le côté. D'autant que moi, je dors sur le côté!

Notre pala(pla)ce de ces prochains jours...
Petit restaurant de yakitori (brochettes) sans intérêt majeur, à part sa salade composée, un peu frustrant du fait de la carte minimale en anglais et de notre japonais insuffisant pour lire le menu calligraphié.