lundi 20 mars 2017

A la recherche de l'appartement parfait - les explications

Le 28 Octobre

Pleins de motivation, et pressés de trouver notre chez nous définitif, nous avons donné rendez-vous dès le vendredi après-midi à Kakei Lin, un ami d'ami de Mika (encore!) qui se trouve être agent immobilier.
Nous nous retrouvons donc du côté de Shibuya, tout à fait trempés par le démarrage brutal de la pluie durant notre balade depuis Harajuku, malgré les parapluies transparents (on ressemble à des méduses) qu'on a finit par acheter tellement les K'way et petit parapluie ne suffisaient plus.

Nous avons rendez-vous devant la statue d'Hachiko, ce chien devenu célèbre pour avoir continué pendant près de 10 ans, jusqu'à sa mort, à venir attendre son maître à la station Shibuya, après que celui-ci ait été atteint d'une hémorragie cérébrale et ne soit jamais revenu. Entré dans la culture japonaise comme symbole de loyauté et fidélité de son vivant, il a été statufié après sa mort et est maintenant un point de rendez-vous connu de tous, notamment des amoureux.

Kakei nous repère et nous dirige vers le café de Loft, magasin de design japonais à l'entrée duquel on est prié de glisser son parapluie mouillé dans une chaussette en plastique jetable, histoire de pas mouiller le sol quand même. Ce pays est une catastrophe d'un point de vue écologique, et notamment plastique... mais j'y reviendrai.

Comme Daniel avait déjà communiqué avec lui par mail sur nos desideratas et budget, Kakei est venu avec une première sélection de 4 appartements, et nous explique le fonctionnement de la location au Japon. Accrochez-vous, ça va devenir technique.
Le propriétaire est ici en droit de demander, en plus du premier loyer et de la caution (qui n'est souvent que partiellement rendue car utilisée pour remettre l'appartement au propre pour le locataire suivant), un, voire deux mois de loyer supplémentaire, appelé "Key money" et qui est dans les faits un cadeau pour le remercier de bien vouloir louer. Sur une location d'1 an, ça augmente donc le loyer d'1 ou 2/12e, sans qu'il soit possible d'y faire quelque chose. En plus de ça, le propriétaire peut demander à ce qu'on ait recours, plutôt qu'à un garant individuel, à une compagnie privée de garantie. Pour le service qui consiste à payer à notre place si on est en défaut de paiement puis à nous poursuivre pour qu'on les rembourse, celle-ci prend entre 1/2 et 2 mois de garantie. On est donc à loyer + entre 1,5/12 et 1/3. Ce qui peut donc modifier grandement le prix à l'arrivée, comme on le constate en faisant rapidement les calculs sur les exemples qu'il nous a apportés.

Après avoir repris rapidement notre budget maximum et nos envies (un quartier sans grande tour, à proximité de l'université de Daniel, deux chambres si possible...), notre agent nous propose donc une première série de visite pour lundi matin. Dans 2 jours et demi donc. Efficacité! Il nous laisse pour aller passer les premiers coups de fil de sa chasse.

On fait ensuite un rapide tour chez Loft et un semblant de balade dans le quartier, durant laquelle on achète deux livres de Kanjis, dont un de vocabulaire qu'on trouve super pratique puisque les traductions sont écrites en rouge et une feuille de plastique de même couleur permet de les cacher lorsqu'on s'auto-évalue.

Rapidement, nous nous posons au chaud parce que j'ai les pieds trempés (je vais devoir faire recoudre mes chaussures, une nouvelle aventure à raconter...) avant de rentrer chez les Tomomura pour la seconde soirée.

Celle-ci est très chouette de nouveau, jeu avec les enfants et dégustation d'un nabe (un plat unique dans une cocotte en céramique) savoureux, qui mélange légumes, champignons, poisson et boulettes de viande. Yuri, à qui nous montrons nos achats de la journée, s'amuse de notre enthousiasme pour le filtre rouge du livre de vocabulaire, car le procédé est apparemment parfaitement courant ici!