Vendredi 14 Octobre
Au programme de cette deuxième journée : plein de choses! On commence donc par un petit déjeuner consistant (bol de nouilles dans une gargotte), on obtient un plan de bus et un pass à la journée, et c'est parti!
Première étape, le Koryuji, un complexe de temple plutôt plus modeste que nombre de ceux que nous verrons, mais qui nous a retournés. Il semblerait que ce soit le plus vieux de Kyoto.
Au programme de cette deuxième journée : plein de choses! On commence donc par un petit déjeuner consistant (bol de nouilles dans une gargotte), on obtient un plan de bus et un pass à la journée, et c'est parti!
Première étape, le Koryuji, un complexe de temple plutôt plus modeste que nombre de ceux que nous verrons, mais qui nous a retournés. Il semblerait que ce soit le plus vieux de Kyoto.
Au milieu d'un espace que se partagent bassin, mousse, gravillons et chemins dallés, la Reiho-kan Treasure House abrite, dans une présentation qui fait plutôt penser à un musée même s'il s'agit malgré tout d'un lieu de prière, des statues de bois de plus de 10 siècles. Parmi celles-ci,12 déités gardiennes aux expressions féroces, dont la finesse de gravure donne l'impression qu'elles vont se mettre à bouger d'un instant à l'autre. Si la pièce maîtresse de la collection est censée être un Bouddha du futur méditant dans la position du demi lotus, et dont les traits et le demi sourire sont considérés comme les plus beaux qu'ils soient, celle qui me fait m'asseoir en contemplation est toute différente. Il s'agit d'un colossal bouddha, de bois lui aussi, aux multiples bras, dont nombreux ont perdu leurs mains, et dont le visage, fendu par le milieu, a gardé une sérénité et une beauté bouleversantes. A le regarder, dans la pénombre de ce temple-musée, on dirait qu'il médite depuis 10 siècles, que le temps lui a arraché des membres, fendu le nez, mais que rien de ce qui est terrestre et corporel ne peut troubler son extase.
On ressort tout secoués de là et, même si tout le reste du complexe, qui a l'air magnifique, est fermé à la visite, on ne regrette pas notre billet d'entrée.
En route vers notre prochaine destination, le complexe de temples de Myoshinj, on tombe sur un morceau de forêt, en pleine ville. Un vrai, qui sent la forêt, avec des sentiers qui grimpent et qui redescendent, des arbres denses qui font disparaître les immeubles et de quoi marcher pendant une grosse quinzaine de minutes.
Une des autres attractions principales du Myoshinji est son jardin, le Taizo-in. Jardins de gravillons ratissés, l’un noir, l’autre blanc, enserrant un petit chemin, immense cerisier pleureur qui doit être une merveille en saison, petite rivière artificielle glougloutant en cascade dans un décor de mousses et de mini-collines ou les arbres aux feuilles très fines donnent de la profondeur au décor, rien ne manque à cet adorable cliché de jardin japonais.
En bus toujours, non sans s'être trompés de direction, on rejoint le Kinkakuji, le pavillon d'or du temple Rokuon-ji. Ancienne résidence du shogun Yoshimitsu Ashikaga, cette villa au bord de la berge d'un petit lac semble flotter sur les eaux selon les points de vue. Elle se compose de trois niveaux et mélange les architectures, comme c'est souvent le cas des bâtiments ici. Le rez-de-chaussée est construit dans le style des palais de l'époque Heian (794-1185), le premier étage suit le style des maisons de samouraï et le deuxième étage celui des temples Zen. Après la mort du shogun, la bâtisse a été transformée en temple par son fils, en faveur duquel il avait abdiqué. A cette occasion, le second niveau est recouvert de feuilles d'or. Le temple actuel date de 1955. Il a été reconstruit à l'identique après avoir été incendié par un moine fou et les deux niveaux supérieurs ont été dorés à la feuille et recouverts de laque pour les protéger des intempéries.
Peut-être parce qu'on a du se dépêcher pour arriver avant que le temple ne ferme (il est près de 16h30 quand même...), peut-être parce qu'on a pas vraiment déjeuné et qu'on est grognons, ou parce qu'il y a beaucoup de touristes, on arrive pas vraiment à se pénétrer de l'ambiance des lieux, qui pourrait pourtant être magique. C'est certes magnifique, mais on trouve difficilement un angle nous permettant de prendre une photo (identique à celle de tous les autres touristes) sans gros touristes fluo dessus, ça parle fort, on se fait cornaquer par les gardiens... pas idéal pour s’abîmer dans la contemplation.
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| Une photo prise entre deux touristes, l'illusion du calme. |
Souper dans un restaurant dont les plats végétariens sont chaudement recommandés par le Lonely mais qui nous laisse un peu déçus, d'autant qu'on voit la dernière part de tarte à la citrouille nous passer sous le nez. Par contre l'endroit est charmant. Une petite pause contre la vitre du Starbucks, pour essayer de capter un peu de wifi (échec cuisant de mon iphone, comme souvent, je commence à me dire qu'il va passer par la fenêtre celui là...) et on rentre faire un dernier dodo à Kyoto, pour cette fois.
























