lundi 24 juillet 2017

Home sweet h... ah non! - Takao

Dimanche 27 Novembre

Nous voilà emménagés depuis hier!
Et alors que je rêve de dormir tard pour me reposer enfin des semaines de préparation, et de passer la journée à aménager notre nouveau chez nous, Daniel me tire du lit pour aller randonner avec Zac et Love.
Bon, on part à 11h, mais pour mon corps c'est atrocement tôt!
Sur le quai d'en face, une lolita version japonaise, toute surchargée de dentelles et de froufrou oO
Direction Takao-San, à une petite heure de là. On attrape de délicieuses brioches vapeur aux légumes sauvages que Zac m'a décrites pendant une partie du trajet (il commence déjà à savoir me motiver) et on prend nos tickets de... remontée mécanique? Et oui, la première partie de la balade se fait en chaises type station de ski!



Les couleurs d'automne sont magnifiques et, couplées à la brioche effectivement délicieuse, elles achèvent de me dérider rapidement. 

 
Coucou les copains!
un peu vertigineux
 

Il y a un monde fou en haut de la montagne, et on découvre, parmi les nombreux stands de bibelots et nourriture, quelques aspects inconnus de la gastronomie de montagne : les brochettes de boulettes de pâte de sarrasin ou de riz (les dangos) et... le Beaujolais nouveau en gourdes! Pour aller randonner!




 Et c'est parti pour une succession de temples, tous plus jolis les uns que les autres.
















Le temps se gâte un peu à la fin de la descente, on attrape un bus pour rentrer à la station, où on fait la queue pour nettoyer nos grosses chaussures au jet d'eau et à la brosse. Apparemment, il n'est pas question de repartir à Tokyo avec des chaussures boueuses!

mardi 11 juillet 2017

Déménagement - part 3 - Jour 2

Semaine du samedi 27 Novembre

Il a neigé!!! Enfin, pas aujourd'hui, mais dans la semaine!

Il parait que c'est la première fois en novembre à Tokyo.

Et tout de suite les copains japonais nous ont envoyé des messages pour nous dire de faire attention dans les rues parce que ça glisse.

Moi, j'étais dessous, en train d'aller chercher une lampe type halogène avec le gros sac de rando de Daniel. Quand la propriétaire a ouvert la porte, et m'a vue toute mouillée de neige fondue, elle m'a proposé un thé au lait brûlant :)

Le thé but, l'halogène démonté et rangé dans le sac à dos, je suis repartie sous la neige demie-fondue, et le regard un peu incrédule de l'ex-propriétaire.

Une pause pour décharger ça au labo de Daniel, et je rentre continuer à organiser le déménagement, dernière partie.


sisi, on voit les flocons!!! et là, le long du trottoir, qu'est ce que c'est hein???

Parce que cette fois, c'est du sérieux!
Pas de grasse matinée cette fois, on se retrouve à 9h45 pour prendre le van, loué pour 12h par Super Kakei, et c'est parti pour la grande boucle.

La grande boucle...

Et ça commence déjà en fanfare. La propriétaire de la table, Maria, celle qui nous avait collé un lapin la semaine précédente, m'avait prévenu qu'elle partait en vacances, mais qu'une amie à elle serait présente pour assurer la récupération de la table, que j'ai déjà payé. Sauf qu'impossible de la joindre, que ni Maria ni elle ne répondent au téléphone ni à l'application de messagerie. On se rend quand même sur place et on sonne deux fois à la sonnette, avant qu'une jeune femme endormie ne vienne nous ouvrir, et ne se retrouve nez à nez avec moi qui fulmine et suis prête à défoncer la porte. Grande inspiration - expiration, on récupère notre table, et on se casse.

Il y a ensuite tout un micmac avec les propriétaires du canapé lit, où finalement il ne faut qu'on passe qu'après 14h, et le planning implose.

Bon... On passe chercher le four combiné micro-onde, les chaises, nos valises et un tas de sacs à notre ancien logement, dont on est pas fâchés de quitter le manque de lumière, on s'achète des bentos et deux bouteilles de vin pour la soirée prévue ce soir avec des amis de Kakei qui se trouvent habiter dans notre nouveau quartier, et on file au labo de Daniel, où j'ai patiemment stocké des choses dans le bureau de son directeur de labo, qui se trouve être rentré en France.

Les ginkos du campus sont tout dorés, il y a des feuilles d'or partout, c'est génial.


 


Allez zou, maintenant qu'on a tout ça, on va faire un premier déchargement. Zacharie et Love, qui se trouvent habiter à 8 minutes à pied de notre nouveau chez nous, nous y rejoignent, pour filer un coup de main.

Et c'est repart.... MAIS??? mais où est-ce que j'ai mis la clé??? Il y a des sacs et des cartons, dont certains sont ouverts, partout, et la clé n'est nulle part. Presque 10 minutes de recherches frénétiques plus tard, on la retrouve, dans un sac random. Je suis vraiment épuisée, je fais n'importe quoi.

Bref, c'est reparti!!
Direction donc le canapé-lit, et les lampes d'ambiance, qui se voient rejoindre par des trucs dont les proprios n'ont pas encore réussi à se débarrasser : un tapis pour faire descente de lit, une râpe, un porte-manteau...

On enchaîne, et en plus de ce qui était prévu, on récupère au passage un fauteuil en osier, une paire de rideaux, des outils et ciseaux, des tringles, un miroir... et même un parapluie, qui vient s'ajouter à notre collection encore menue mais grandissante, sous le regard hilare de Kakei, qui a bien gagné le droit de se moquer de moi.

Le dernier point de chargement nous jette dans les bouchons de Shinjuku. Heureusement qu'on a abandonné l'idée d'aller chercher la machine à laver, qui est encore à près de 45minutes de là. Je n'ai prévenu qu'hier soir qu'on ne venait pas, c'est nul mais j'en pouvais plus d'essayer de planifier, et là il fait déjà nuit, j'en ai marre. On se prend une bonne heure de retard, le téléphone de Daniel n'a plus de batterie, et moi je n'ai pas le numéro de Zacharie, a qui nous avons donné rendez-vous pour le second déchargement, la galèèèèreeee!

Enfin, la maison! On décharge tout, et tandis que Zac et Love m'aident à commencer à tout ranger, monter le lit etc, Daniel repart avec Kakei rendre le van, et on se donne rendez-vous à la station à côté de la nôtre, pour rencontrer les amis de Kakei. Mais les bouchons sont encore là, et le temps que le van soit rendu et les valeureux conducteurs revenus dans le coin, il est déjà 21h30.

On décide de passer tout de même à la soirée, qui se déroule dans l'atelier d'un artiste sculpteur retraité. Tout le monde est très sympa, on nous offre à boire, on sourit beaucoup et on échange trois mots en japonais et anglais. Mais la soirée est déjà un peu avancée pour eux, la nourriture a disparu et l'alcool a fait effet, alors on ne s'attarde pas trop, tout en promettant de se revoir bientôt. Notamment à Akira, qui parle plutôt très bien anglais et me propose de lui filer un coup de main sur un programme qui implique des jeunes gens et des rizières. A creuser!

On terminera cette journée mémorable à shimokittazawa, au Juicy dumplings qui vend des raviolis japonais tout à fait délicieux, et juteux, comme leur nom l'indique!
 
Et maintenant... dodo dans notre nouveau chez nous!

jeudi 6 juillet 2017

La fête du travail

23 Novembre

Aujourd'hui, c'est la Fête du travail.

Ça veut dire que Daniel ne travaille pas!

On déjeune au Napolitio à Naka-meguro, un restaurant d'inspiration italienne tenu par des copains de Yuko. L'ambiance est très sympa, un peu arty, et Daniel teste leur pizza à la raclette, qui laisse un peu à désirer par la taille, mais pas par le goût. J'ai quand même le droit de goûter. Faut-il qu'il m'aime!

On se dirige ensuite vers Tsukiji, le marché au poisson, qui est assez tranquille en après-midi mais offre tout de même un bon bain de foule et des étals colorés de poisson cru, séché, légumes marinés, mochis, glaces à toutes sortes de parfum... on craque pour une glace au sésame noire et on va visiter le jardin voisin, le magnifique Hama Rikyu Koen, pour profiter là aussi des couleurs automnales.



Mais qu'est-ce que ce zébulon qui n'arrête pas de mettre son nez dans le cadre?
 




Après ça, on prend la ligne de metro Yurikamome  ("mouette rieuse" qui va à Odaiba, l'île artificielle de la baie de Tokyo en un trajet un peu penché et en virages, avec un passage à travers le point Rainbow bridge (illuminé aux couleurs de l'arc en ciel la nuit), comme un wagon de montagne russe pour tout petits.



Odaiba c'est l'île du divertissement, où l'architecture des bâtiments (musée de la marine, des sciences, siège social de Fuji TV, le centre Telecom...) procède d'un modernisme qui a déjà quelques décennies dans la tête, mais de beaux restes.

On y trouve aussi, en vrac, une grande roue, une réplique de la statue de la liberté, une plage de sable, Fort Venus, une galerie commerçante au deuxième étage du complexe Palette Plaza (illuminé tout en vagues de lumières fluorescentes la nuit) qui reprend l'architecture d'une ville italienne, avec un faux ciel bleu qui évolue au cours de la journée. Le musée automobile de MegaWeb Odaiba, DIvercity, un autre immense centre commercial devant lequel a longtemps trôné une également immense (18m) statue du robot de la série animée Gundam (qui devrait réapparaître en fin d'année 2017, en encore plus grand!)...

Pour aujourd'hui, on se contente de Fort Venus, et c'est déjà pas mal en termes de kitsch!
On a même la chance, discutable, d'y voir la fin d'une sorte de menuet dansé par trois couples en costumes portant des masques vénitiens.



vendredi 30 juin 2017

Déménagement - part 2 - Jour 1

Dimanche 20 novembre

Parce que j'avais remarqué les incroyables couleurs des arbres du parc Yoyogi en allant faire un repérage d'objets chez Susan (et chercher une petite cafetière à piston, voir La chasse aux meubles), nous allons y faire un tour ce matin, avant le petit déménagement.

Sac sur le dos pour passer ensuite récupérer les objets que Susan nous a gardés, nous arpentons le parc, subjugués par les jaunes, rouges, oranges et verts qui cohabitent, et nous ne sommes pas les seuls. Les tokyoïtes sont nombreux, en ce dimanche matin, à mitrailler leurs amis, femme, chien, parmi les flamboyantes couleurs de l'automne. Moi qui suis une inconditionnelle des feuilles d'automne, c'est probablement le plus beau spectacle que je n'ai jamais vu!

Ici, deux jeunes filles jettent des feuilles de ginko sur une troisième, pendant qu'une quatrième prend la photo. C'est que ça demande de la main d’œuvre les shooting d'automne!





Une corde à bubulles! Des milliers de bubulles!

Déjeuner léger, bon mais qui se prend un peu trop au sérieux chez We are the farm, un petit restaurant bio, locavore, lié à une ferme dans la préfecture voisine de Chiba. Si notre expérience n'est pas aussi extraordinaire que celle de la blogueuse du lien ci-dessus, l'ensemble est bon, bien qu'un peu cher, surtout en comparaison avec les prix habituels de la restauration japonaise.

Un détour chez Susan pour récupérer notre nouvelle bouilloire, des tasses, des perches et pinces à linge, et quelques autres bricoles, et lui offrir une petite boite de caramels (ramenée de France), pour lui remonter un peu le moral de devoir si vite boucler son appartement (son avion part demain), et nous voilà en route pour retrouver Kakei (qui sort d'un examen, le dimanche, et vient nous aider  déménager...) et Zacharie, pour la première partie de la mission récupération des meubles. Début des hostilités : 15h30.

Première galère, la propriétaire de la table que nous devions récupérer à 16h nous fait faux bond à cause d'une urgence et, comme mon téléphone déconne pile au bon moment, je ne reçois son mail qu'alors que nous sommes quasi devant chez elle! Flûte! Bon ben on file chercher le lit alors!

Le reste de la collecte se passe bien, même si je me suis tellement épuisée à tout essayer d'organiser parfaitement que j'en ai un peu le tournis. On retourne vers l'appartement, on décharge, et Kakei va rendre le camion, puisque c'est sur sa route, tandis que  Daniel et moi on rentre à Gakugei-Daigaku pour notre dernière semaine.