vendredi 18 novembre 2016

L'arrivée chez Tatsu et Mika

Le samedi 8 Octobre

Bons, nos sacs, même allégés par le dépôt chez Yuko, sont trop lourds, et le Shinkansen qu'on avait prévu de prendre pour Nagoya est plein! Les vacances japonaises commencent sous un ciel gris, à l'intérieur et à l'extérieur. On se console en allant prendre un petit déjeuner dans un café occidentalisant qui participe au Tokyo Taste Festival, un festival de cuisine avec des petits stands qui présentent des spécialités régionales et de nombreux food trucks réinventant chacun un classique de la cuisine du monde. Petit tour bruineux aux alentours du palais impérial puis on se pose au sec sur une jolie esplanade végétalisée.
C'est la fatigue.


On attrape finalement notre train et un premier bento qu'on se partage, surprenament bon pour de la nourriture de gare. Varié, goûtu... on reprendra. Le trajet de Nagoya à Furukawa est assez joli, parsemé de collines et vallées, mais moi qui espérais de la campagne et des maisons traditionnelles comme dans les mangas, je suis un peu déçue. A la gare, Mika nous accueille très chaleureusement et, après une escale express à la maison où nous découvrons son mari Tatsu, déposons nos affaires et prenons une douche express, ils nous embarquent en ville pour aller au restaurant. J'ai envie de mourir de fatigue mais ils sont tellement contents de sortir avec nous que je souris vaillamment. On prend le bus, une première aussi pour eux, mais qui leur permettra de célébrer dignement notre arrivée sans avoir à conduire au retour.
Le restaurant est dans la petite ville d'à côté, Takayama. 90000 habitants tout de même, mais ça ne les fait pas.

L'objectif de nos hôtes, trouver un restaurant sans nom, auquel ils sont déjà allés et qu'ils veulent nous faire découvrir car le cuistot y prépare des repas à la tête du client, en fonction de la faim qu'on lui indique avoir! Plutôt excitant comme perspective. Malheureusement, le cuisiner est malade et à placardé en travers des portes de son restaurant un grand message manuscrit expliquant qu'il est profondément confus mais qu'il est trop fainéant pour venir travailler en étant aussi malade et qu'il espère que ses clients voudront bien revenir le voir quand il sera rétabli. Le tout sur le ton de la plaisanterie. En tout cas ça fait beaucoup rire Mika et Tatsu.

On se rabat sur un plan B, une minuscule Isakaya constituée d'un comptoir avec 4 ou 5 places et d'une petite pièce avec tatami et table centrale pouvant accueillir 4 personnes qui est encore libre. C'est donc là qu'on s'installe et on se laisse guider par Tatsu et Mika pour la commande, du saké chaud et plein de petits plats incroyablement bons.
Défilent sur la table : des champignons shiitake entiers, simplement poêlés, des tempuras légères et goûteuses, une demie aubergine au miso et aux copeaux de bonite, un excellent tofu frit, des petits poivrons verts cuits entiers et du calamar cru accompagné d'un oeuf cru et d'oeufs de poissons. Bon, de ce dernier plat, je laisse rapidement ma part, car la texture du calamar cru, vraiment, je ne peux pas. Ça fait "crounch" quand on mord dedans, puis ça devient de plus en plus mou, tendance gluant, sans pour autant être assez fractionné pour pouvoir être avalé. Ceux qui connaissent le réflexe de ma glotte quand j'ai un morceau de gras dans le bouche comprendront mon malheur. Pour les autres... disons que ça ne se fait pas de recracher un aliment à table, encore moins au restaurant et définitivement pas au Japon!
Le cuisinier, avec lequel nous communiquons par l'intermédiaire d'un petit rideau qui donne directement sur ses fourneaux, est un petit vieux monsieur incroyable, qu'on dirait tout droit sorti d'un livre de contes ou d'un scénario de jeux de rôles. Quand il apprend que nous sommes français, il met en marche son vieux radio-cassette, et nous joue "Ce soir je serais la plus belle pour aller danser" lorsque nous quittons son restaurant.

Tatsu nous mène ensuite à travers la ville vers quelques anciennes rues magnifiques, puis, après un nouveau verre qui augmente d'autant le taux d'alcool ambiant, nous terminons dans un petit food market de nuit où nous partageons des ramens, la nourriture de fin de soirée qui permet d'éponger. A la télévision, un Intervilles local où des japonaises en combinaisons couvrantes de la couleur de leur équipe tentent de monter un escalier recouvert d'une sorte de gel qui le rend extremement glissant.
Pour rentrer à Furukawa nous prenons le Yopparai-bassu (le bus des gens bourrés, selon le surnom que lui donne Tastu et Mika), puis un taxi jusque chez eux, et nous effondrons dans notre lit.

2 commentaires:

  1. Quand on voit votre mine, on se demande si la nourriture japonaise n'est pas un peu toxique...

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  2. Slt l cousins, donnez d nouvelles du tsunami pour vous ! Pn

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