jeudi 24 novembre 2016

Une journée calme à la "campagne"

Lundi 10 octobre

Soirée sympa la veille, avec Tatsu et Mika, Sam, Eric et Sarah qu'on découvre, autour d'un bon saké et d'un délicieux repas varié, mais je suis épuisée et ne tarde pas à aller me coucher.
Petite journée le lundi, raccourcie par une grasse matinée et le début de mes règles qui m'a renvoyée à la maison pour un bon bain chaud pendant que Daniel et les autres allaient visiter la poterie d'amis de Tatsu et Mika, qui sont ensuite venus partager le dîner.

Dans la matinée, on a malgré tout essayé d'aider Tatsu à décharger et empiler du bois pour préparer l'hiver prochain, avec ses 4 à 5 mètres de neige dans la région. Le pickup de Tatsu est minuscule, avec des airs de jouets, comme nombre de ceux que nous avons vus jusqu'ici. En revanche on croise aussi beaucoup d'immenses voitures, considérablement larges et avec des rétroviseurs supplémentaires au milieu du capot avant.
Les buches sont très petites, irrégulières, et monter des piles qui tiennent est plus difficile qu'on pourrait le penser. A l'heure du déjeuner, nous en sommes rendus à peine à hauteur de genou, après avoir défait et refait un certain nombre de fois l'ajustement des morceaux. La suite attendra, car Tatsu nous emmène dans une Sobaya (les restaurants spécialisés dans les soba, ces nouilles de sarrasin qu'on peut manger, chaudes, froides ou en soupe) qu'il connait et qui est parait-il tout à fait spéciale.

Une bonne vingtaine de minutes de route en direction des collines et de la campagne et nous arrivons en vue d'une adorable maisonnette le long de laquelle des kakis sont mis à sécher. A l'intérieur, une première pièce avec 3 longues tables basses pouvant accueillir une dizaine de personnes chacune, mais il n'y a qu'un seul autre client à notre arrivée. Tatsu commande pour nous et nous voyons bientôt arriver des sobas froides, des edamames (haricots verts de soja cuits à la vapeur ou à l'eau dont on mange les grosses graines) et tout un assortiment de tsukemono (légumes marinés). Les sobas sont fantastiques, avec un gout de sarrasin prononcé mais pas trop fort, et le cuistot, qui est également prêtre shinto (!) vient se poser avec nous, nous montrer les graines de shiso avec lesquelles il fait le nappage des brochettes de pate de sarrasin qu'il nous offre et nous montre l'album photo de sa maison en construction. On y mangera aussi parmi les meilleurs onigiri (boulettes de riz triangulaires) de notre voyage alors qu'elles sont nature, sans aucune garniture. L'homme fait pousser lui même son riz et son sarrasin, ainsi que des légumes et des fruits dans un micro-jardinet derrière le restaurant. Il nous fait deviner son âge et s'amuse de notre ébahissement quand il annonce 72 ans.
Après le repas, il nous fait monter à l'étage pour visiter le mini-musée de ses voyages, qui vont de l'Egypte à l'Icelande en passant par l'Amérique du Sud, et rassemble une collection (du coup) hétéroclite de tambours, scies de charpentiers, papyrus, statuettes et autre morceaux de roche ou de sel de la Mer morte. Lorsqu'on repart, il insiste pour que sa femme le prenne en photo avec nous et celle-ci nous offre des tomates cerises et des physalis de leur jardinet.

 

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