samedi 1 avril 2017

Arrivée dans notre chez nous temporaire

Samedi 29 - Dimanche 30 Octobre

Réveil un peu tôt car des amis de nos hôtes doivent débarquer bientôt pour un weekend de tennis en famille.

Chouette petit déjeuner avec les Tomomura. Ceux-ci nous offrent comme cadeau pour notre entrée dans notre premier logement japonais, dans quelques heures, les baguettes qu'ils nous avaient prêtées aux différents repas et les jolis porte-baguettes associés, en forme de feuilles. Très touchés, nous remercions avec effusion. Je m'inquiète un peu aussi de leur très grande écoute. Ce matin, alors que je soufflais sur ma tasse de thé qui était très chaude, Yuri me l'a prise des mains pour la transvaser dans une autre, faisant ainsi baisser la température. J'espère qu'ils ne se sont pas sentis obligés de nous offrir les porte-baguettes parce que je m'étais poliment extasiée dessus, testant mes quelques mots d'enthousiasme japonais "kireiiiii ne? (elles sont jolies, n'est ce pas?)". J'essaye du coup de moins laisser paraitre mes pensées.


Une dernière photo avec toute la famille, puis encore une toute dernière sur le perron avec les enfants, et nous partons en voiture pour la gare.

Juste avant d'y arriver, je me rend compte que nous avons, encore, oublié nos parapluies. Demi-tour sur l'aile, car nous avons encore le temps, on attrape les parapluies au vol et les Tomomura nous jettent à la station de métro, avec la promesse que nous les inviterons très bientôt dans notre chez nous.

Le train nous amène directement à Gakugei-daigaku, notre station pour le prochain mois.
Nous avons choisi de louer un Airbnb ici pour un mois, car ce n'est pas trop loin du travail de Daniel, assez excentré pour ne pas me faire me sentir enfermée, près d'un petit parc, relativement grand et joli bien qu'un peu trop occidentalisé (d'après les photos de l'annonce) et que les vues Google Maps donnent l'impression d'un voisinage bas, résidentiel, sans grandes tours...

Grâce aux indications de notre hôte, nous trouvons rapidement l'appartement, qui est à une petite dizaine de minutes à pied de la station.
Première déception, le parc est en fait une mare (aux canards, comme on le verra plus tard), entourée d'un anneau d'arbres malingres.
Deuxième déception, c'est au rez de chaussée, appelé 1st floor par les japonais, ce qui nous a "enduits d'erreur".
Troisième déception, à peine la porte ouverte, c'est très sombre alors qu'il est à peine 10h du matin, franchement vieillot (une fenêtre a été remplacée par du carton), assez pauvrement pourvu en termes d'ustensiles, et le ménage n'a pas été bien fait.

Dur dur. C'est un peu le coup de déprime de s'imaginer rester là un mois, d'autant que nos affaires sont encore chez Yuko, l'amie de Mika, et que l'appartement fait très vide. Mais nous n'en sommes pas à notre premier Airbnb dont les photos nous avaient enthousiasmées et dont, malgré un premier abord déprimant, nous avons tiré le meilleur parti.

Il fait hyper froid aussi, alors on a lancé le radiateur/grill à kebab
Pour comparaison, les photos tirées de l'annonce






Clairement, ce n'est pas lumineux comme ça. Énorme arnaque lumière ><
 On se pose un peu, puis on repart en mission courses, pour découvrir les environs et avoir les basiques pour cuisiner, puisqu'ils ne sont pas fournis (sel, huile, épluche-légumes...).

Après le déjeuner, on épluche la liste de course pour essayer de retrouver les kanjis et hiraganas qui correspondent à chacun de nos achats, ce qui nous prend une bonne part de l'après-midi.

Soirée au calme, et dodo tôt, en empilant les couettes.

Le dimanche, nous retrouvons Jean-François, le directeur de post-doctorat de Daniel, qui nous a donné rendez-vous dans le parc Koishikawa Korakuen, l'un de ses préférés. C'est effectivement, juste à côté de l'immense stade Tokyo dôme et du parc d'attraction voisin, un petit bijou de parc paysager japonais, qui recrée en miniature différents éléments de paysage. De temps en temps, on voit passer un wagonnet de montagnes russes (les 7e plus hautes du monde) par dessus les frondaisons, et les hurlements de ses passagers percent brièvement la quiétude du parc.

Jean-François nous emmène ensuite dans son ancien quartier, le quartier français, aux tours rutilantes de lumières. Il est le premier à nous indiquer que Tokyo est une ville verticale. Et effectivement, dans les étages, salons de coiffure, restaurants et bars se disputent l'espace d'affichage. On se pose pour boire et verre et grignoter un apéritif au Yebisu Bar, avant de rejoindre Marion et Amael pour le diner, des copains parisiens du milieu du folk, au Japon pour quelques semaines, et qui sont à Tokyo pour quelques jours. Après avoir un peu tourné entre Shinjuku et Shibuya, d'autant que nous sommes 6 avec la sœur de Marion et son copain, nous trouvons finalement une sorte d'izakaya où on sert plein de plats bizarres, dont des sashimis de cheval juste saisis à la poêle.

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