Samedi 5 Novembre toujours.
Après une matinée où on a trouvé l'appart de nos rêves, nous avons décidé d'aller explorer l'un des quartiers anciens majeurs de Tokyo, cœur de la ville basse : Asakusa, organisé autour du temple le plus célèbre de la ville, le Senso-ji.
Les alentours de la gare sont englobés dans une galerie commerçante géante, de plein pied, où l'on trouve des milliers de souvenirs kitsch, de paquets de pâtisseries à ramener comme petit cadeau souvenir d'un voyage (Omiyagé), et de toutes sortes d'objets, du parapluie dont le dessin n'apparait que quand il est mouillé au kimono moderne en passant par de la nourriture fermentée. J'en profite pour lancer la première phase de l'opération "cadeaux de fin d'année", en me disant que mieux vaux commencer tôt que de devoir courir partout au dernier moment. Paquets de thé ou de café, porte-monnaie en forme d'animaux en tissu japonais, bricoles et petits cadeaux, la première fournée est prometteuse. Nous rejoignons ensuite Nakamise-dori, la rue piétonne bordée de chaque côté par des centaines de petites échoppes qui mène directement au temple. De part et d'autre, celle-ci est bornée par deux portes monumentales, la première, la Kaminarimon, gardée par le dieu du Vent, Fujin, et celui du Tonnerre, Raijin, et la seconde, la Hozomon, arborant côté face d'immenses sandales qui sont censées correspondre à la taille que les fidèles attribuent à Boudha.


La foule est dense, les pélerins nombreux à prier, tirer des petits papiers de bonne fortune, acheter toutes sortes de colifichets... on ne s'attarde pas trop, préférant jeter un œil aux galeries marchandes qui entourent l'enceinte du temple.

Alors qu'on s'extrait de la nasse pour tomber sur des rues à
peine moins commerçantes, mais un peu plus larges, on tombe sur une
parade de chars colorés, en papier illuminé de l'intérieur,
trainés dans la ville au son des tambours et de chansons
lancinantes. Vu la taille des engins, certains processionnaires
portent de longues perches avec lesquelles ils soulèvent les fils
électriques pour permettre le passage des plus gros chars. Incroyable...
On fait ensuite un rapide tour dans le grand magasin discount Don Quijote (affectueusement surnommé Donki par les japonais et arborant comme mascotte un pingouin bleu un peu flippant), impressionnant d'accumulation de produits tous plus divers et variés. Dans un pays où la plupart des magasins sont spécialisés (vêtements, nourriture, matériel de cuisine, montres...), celui-ci ressemble plus à nos grands hypermarchés, en plus vertical (4 étages), plus surchargé, plus bordélique, et beaucoup beaucoup plus musical. Une petite rengaine nous tournera en boucle dans la tête tout le reste de l'après-midi.
Alors que la nuit commence à tomber on sprinte vers Kappabashi dori, la rue réputée spécialisée dans le matériel de cuisine, mais les magasins commencent déjà à tirer les rideaux de fer. On visite tout de même quelques jolis magasins de poteries et, dans une boutique spécialisée dans le matériel professionnel à destination des particuliers, on achète une passoire et une cuillère en bois, qui ne sont pas fournies dans le maigre équipement de notre appart de location, ainsi qu'une paire de baguettes de cuisine, pour s'initier.
De
retour dans notre coin, on descend à la station précédent la
notre, Naka-meguro, pour explorer un peu. Dans ce coin branchouille,
un peu bobo, on découvre l'une des nombreuses pépites capillaires
de la capitale : un Cut club tout de bois et de cuir...
On tente aussi la négociation, en japonais et anglais, de la réparation de ma paire de chaussures El Naturalista, dont le fini cousu semble poser bien des soucis. On finit par comprendre, aidés de la femme de l'artisan, que le cordonnier ne peut pas faire la réparation ici, mais qu'il peut peut-être envoyer les chaussures à un autre magasin qui aura peut-être la machine qu'il faut. Décidément, il y a 3 jours, j'ai demandé la même chose à 3 autres cordonniers, sans plus de succès. Je commence à me dire que, peut-être, Jean-François a raison quand il dit "mais au fond, as-tu vraiment besoin de chaussures imperméables?" En tout cas, pour l'instant je prend l'eau dès qu'il pleut ><
Après moultes hésitations et élans interrompus, on finit par se
poser dans un petit restaurant de cuisine fusion, le Tulip.
Tenu par un japonais ayant travaillé dans le monde de la mode à New York, très content de pouvoir étaler son anglais, il est orchestré par un chef, japonais également, formé en France et qui cultive lui-même une partie des légumes utilisés en cuisine.
La cuisine a indéniablement un petit quelque chose de français et on nous fait gouter une très bonne huile d'olive accompagnée de pain maison. Daniel demande du sel pour gouter l'huile, manquant provoquer la mort par harakiri du malheureux cuisinier à qui il faut vite expliquer que c'est comme ça qu'on goûte l'huile d'olive dans le sud, et que ça n'a rien à voir avec le fait que son pain ne soit pas assez salé (ce qui, en l’occurrence, est malheureusement le cas).
On en profite pour célébrer la nouvelle, apprise dans l'après-midi, que le propriétaire de l'appartement visité ce matin a déjà validé notre dossier! Reste à discuter avec la compagnie de garantie.
Retour tranquille à pied vers notre maison de Gakugei-daigaku pour terminer cette journée riche en émotions et en découvertes. On est épuisés.
Après une matinée où on a trouvé l'appart de nos rêves, nous avons décidé d'aller explorer l'un des quartiers anciens majeurs de Tokyo, cœur de la ville basse : Asakusa, organisé autour du temple le plus célèbre de la ville, le Senso-ji.
Les alentours de la gare sont englobés dans une galerie commerçante géante, de plein pied, où l'on trouve des milliers de souvenirs kitsch, de paquets de pâtisseries à ramener comme petit cadeau souvenir d'un voyage (Omiyagé), et de toutes sortes d'objets, du parapluie dont le dessin n'apparait que quand il est mouillé au kimono moderne en passant par de la nourriture fermentée. J'en profite pour lancer la première phase de l'opération "cadeaux de fin d'année", en me disant que mieux vaux commencer tôt que de devoir courir partout au dernier moment. Paquets de thé ou de café, porte-monnaie en forme d'animaux en tissu japonais, bricoles et petits cadeaux, la première fournée est prometteuse. Nous rejoignons ensuite Nakamise-dori, la rue piétonne bordée de chaque côté par des centaines de petites échoppes qui mène directement au temple. De part et d'autre, celle-ci est bornée par deux portes monumentales, la première, la Kaminarimon, gardée par le dieu du Vent, Fujin, et celui du Tonnerre, Raijin, et la seconde, la Hozomon, arborant côté face d'immenses sandales qui sont censées correspondre à la taille que les fidèles attribuent à Boudha.
La kaminarimon, à
droite Fujin, à gauche Raijin
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La foule est dense, les pélerins nombreux à prier, tirer des petits papiers de bonne fortune, acheter toutes sortes de colifichets... on ne s'attarde pas trop, préférant jeter un œil aux galeries marchandes qui entourent l'enceinte du temple.
On fait ensuite un rapide tour dans le grand magasin discount Don Quijote (affectueusement surnommé Donki par les japonais et arborant comme mascotte un pingouin bleu un peu flippant), impressionnant d'accumulation de produits tous plus divers et variés. Dans un pays où la plupart des magasins sont spécialisés (vêtements, nourriture, matériel de cuisine, montres...), celui-ci ressemble plus à nos grands hypermarchés, en plus vertical (4 étages), plus surchargé, plus bordélique, et beaucoup beaucoup plus musical. Une petite rengaine nous tournera en boucle dans la tête tout le reste de l'après-midi.
Alors que la nuit commence à tomber on sprinte vers Kappabashi dori, la rue réputée spécialisée dans le matériel de cuisine, mais les magasins commencent déjà à tirer les rideaux de fer. On visite tout de même quelques jolis magasins de poteries et, dans une boutique spécialisée dans le matériel professionnel à destination des particuliers, on achète une passoire et une cuillère en bois, qui ne sont pas fournies dans le maigre équipement de notre appart de location, ainsi qu'une paire de baguettes de cuisine, pour s'initier.
On tente aussi la négociation, en japonais et anglais, de la réparation de ma paire de chaussures El Naturalista, dont le fini cousu semble poser bien des soucis. On finit par comprendre, aidés de la femme de l'artisan, que le cordonnier ne peut pas faire la réparation ici, mais qu'il peut peut-être envoyer les chaussures à un autre magasin qui aura peut-être la machine qu'il faut. Décidément, il y a 3 jours, j'ai demandé la même chose à 3 autres cordonniers, sans plus de succès. Je commence à me dire que, peut-être, Jean-François a raison quand il dit "mais au fond, as-tu vraiment besoin de chaussures imperméables?" En tout cas, pour l'instant je prend l'eau dès qu'il pleut ><
Un autre resto qui nous faisait de l’œil
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Tenu par un japonais ayant travaillé dans le monde de la mode à New York, très content de pouvoir étaler son anglais, il est orchestré par un chef, japonais également, formé en France et qui cultive lui-même une partie des légumes utilisés en cuisine.
La cuisine a indéniablement un petit quelque chose de français et on nous fait gouter une très bonne huile d'olive accompagnée de pain maison. Daniel demande du sel pour gouter l'huile, manquant provoquer la mort par harakiri du malheureux cuisinier à qui il faut vite expliquer que c'est comme ça qu'on goûte l'huile d'olive dans le sud, et que ça n'a rien à voir avec le fait que son pain ne soit pas assez salé (ce qui, en l’occurrence, est malheureusement le cas).
On en profite pour célébrer la nouvelle, apprise dans l'après-midi, que le propriétaire de l'appartement visité ce matin a déjà validé notre dossier! Reste à discuter avec la compagnie de garantie.
Retour tranquille à pied vers notre maison de Gakugei-daigaku pour terminer cette journée riche en émotions et en découvertes. On est épuisés.

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