Jeudi 13 Octobre
Dernier petit déjeuner avec Mika, partagée entre la
tristesse de nous laisser déjà et l’excitation de retrouver son mari. Après
avoir plié notre chambre, on laisse nos sacs à la réception et on part se
balader en ville.
Première destination : retour à Nishiki, pour aller
explorer un peu mieux le marché où nous n’avions fait que passer la veille
avec Mika! Nous retrouvons, au milieu de la galerie marchande moderne, entre un
magasin d’électronique et un de vêtements, le temple où, la veille, Mika nous a
initiés à la cérémonie de purification et de prière shinto : Prendre de l’eau
avec la petite louche dans le bassin prévu à cet effet, parfois orné d’un
puissant dragon cracheur d’eau, s’en verser dans la main gauche, puis dans la
droite, puis de nouveau dans la gauche et se rincer la bouche. Cracher l’eau à
côté du bassin. La traduction en anglais est souvent hyper drôle, du fait d’une
tendance japonaise à traduire « the » par « un/une ». Parce
qu’on fait les idiots, on se propose que je verse de l’eau dans la main de Mika
pour qu’elle lave la bouche de Daniel. La suite du rituel consiste à monter
vers le temple et jeter une pièce de 5 yens dans le tronc prévu à cet effet (et
dont les barreaux sont, comme nous le constaterons à plusieurs reprises,
marqués par toutes les pièces qui les ont touchés), on agite la corde reliée à
un grelot pour attirer l’attention du Kami, on tape deux fois dans ses mains,
on s’incline et on prie, puis on se ré-incline, et c’est fini !
Les étals du food market sont un régal pour l'oeil et l'odorat, et laissent un peu déboussolés de reconnaître si peu de choses. Entre les petits poissons séchés de toute taille et les légumes marinés (tsukemono), on trouve un stand de galettes de légumes à grignoter, qui nous sont vendues réchauffées et prestement emballées dans un sachet plastique chacune. Pas eu le temps de réagir! Zut! Mais de toute façon, il n'y avait pas d'alternative en papier/carton, et la vendeuse n'aurait jamais accepté de nous les donner directement sans emballage.
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| Random temple sur le trajet vers le musée. L'arbuste n'est pas en fleurs mais couvert de papiers votifs annonciateurs de bonne fortune. |
Notre but de la journée : visiter un musée! On a jeté notre dévolu sur le musée des techniques traditionnelles, qui propose une chouette exposition (malheureusement très peu d'explications en anglais). On y apprend plein de choses sur les techniques de teinture des kimonos, les différents types de kimonos portés par les différentes tranches de la population (en fonction de l'âge, du sexe, du statut marital...), mais aussi sur l'art de la laque, des éventails en papier, de la vannerie traditionnelle, de la poterie (dont les magnifiques tuiles japonaises)... Malheureusement il n'y a pas de démonstration d'artisan ce jour là, mais, nous apercevons une assemblée de brodeuses à l’œuvre dans une salle un peu à l'écart.
Nous transférons ensuite nos affaires dans notre nouveau logement, un Airbnb beaucoup moins central que Len, mais moins cher, et relativement bien placé pour notre programme du lendemain, surtout maintenant que Mika nous a fait connaître le réseau de bus de la ville. L'arrivée y est un peu difficile car le système d'adresse est très bizarrement fichu au Japon et nous n'avons pas de photo de l'immeuble, mais un voisin nous indique le bon appartement.
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| Notre petit chez nous Mignon, confortable, un peu trop bruyant pour mon sommeil léger, mais avec des boules quies, ça passe. |
Après avoir vainement cherché à obtenir du wifi dans un MacDo (à quoi on en est réduits, quand même...), on termine cette petite journée par un dîner dans un restaurant de sushis où les classes socioprofessionnells se mélangent allègrement, et où un couple de japonais attablés au comptoir non loin de nous nous trouvent très drôle. Je refile en douce la moitié de mon calamar cru à Daniel, qui a de son côté commandé un sushi très original avec du saumon, des œufs de saumon et une petite feuille verte au goût citronné très chouette selon lui. Je m'empresse donc de commander la même chose, en japonais, mais mon sushi arrive sans la petite herbe aromatique. Difficile de réclamer, encore plus en japonais, je mâchonne donc sans conviction et me venge sur une coquille saint jacques (quel délice). Un petit coup de fil au grand père de Daniel pour son anniversaire et on va s'enfouir voluptueusement (et les oreilles bouchées) dans le moelleux de nos futons.
































