mercredi 15 mars 2017

A la découverte de Tokyo - premier jour

Vendredi 28 Octobre

Petit déjeuner européano-japonais après le départ des enfants pour l'école, puis Yuri nous dépose à la gare, direction Yoyogi. Et plus précisément le parc de Yoyogi.

Cette partie de la ville est en fait constituée de deux parties qui ne communiquent pas :
- le Yoyogi Koen, le parc proprement dit, un espace de 54 hectares en plein cœur de tokyo, que nous ne verrons pas ce jour là, où citadins et touristes viennent profiter d'un coin de nature à deux pas de la folie de Shibuya, Shinjuku et Harajuku,
- le Meiji Jingu shrine, 70 hectares plantés de plus de 120 000 arbres et sanctuarisés pour honorer l'esprit déifié de l'empereur Meiji et de son épouse.

C'est dans cette deuxième partie que nous nous enfonçons, dans ce qui est une véritable forêt d'où le bruit de la ville est complètement absent, vers le temple blotti au creux de ce sanctuaire. La foule est dense autour de la place et nous nous ébahissons des offrandes disposées sur les côtés du bâtiment où l'esprit de l'empereur et de l'impératrice sont censés être conservés.

Une des nombreuses estrades d'offrandes
Devant le temple proprement dit, deux arbres gigantesques, unis par une corde de paille de riz, symbolisent le bonheur conjugal.

A J+ 1 mois et 1 jour, nous trouvons l'occasion trop jolie pour ne pas demander à des touristes qui passent par là de nous photographier devant.


Ils sont justement français, vivent ici depuis 5 ans sans aucune envie de retour au pays et, alors que nous leur expliquons que nous arrivons tout juste et allons commencer à chercher un logement, nous proposent très gentiment de nous envoyer les coordonnées de leur agent immobilier, insistant sur l'importance d'être bien accompagnés dans la recherche d'appartement.

Un peu sonnés par le retour sur Tokyo, on ne prend finalement que peu de photos mais, alors qu'on se dirige vers la sortie du côté d'Harajuku, on ne peut s'empêcher de documenter l'impressionnante collection de Saké et de vins de Bourgogne dédiée à l'empereur!



Le portail de l'entrée principale, imposant, vient clôre cette promenade comme suspendue à l'extérieur de la folie de la ville.


Autant dire que la plongée dans Harajuku, juste à côté, est décoiffante.
Temple d'une mode criarde et acidulée, la rue piétonne Takeshita dori, dans laquelle nous nous engouffrons, fourmille de passants. Des deux côtés et souvent sur plusieurs étages, y compris en sous-sols, des dizaines de micro-magasins vendent des collants à imprimés et des bas résilles de toutes les couleurs, des fringues gothiques ou de cosplay, des combinaisons-pyjamas lapins, des t-shirts bariolés à message humoristique... Sur le coup, je ne pense pas à prendre de photo et je vous en partage donc une empruntée à un autre blog.

copyright http://blog.japantwo.com

C'est aussi censé être l'endroit de la ville où on rencontre le plus de jeunes tokyoïtes en rupture avec le carcan sociétal, arborant des looks décalés, fluos voir franchement provocateurs mais, jour de semaine oblige ou hasard du timing, ce ne sera pas pour cette fois.

Daniel en profite pour me faire entrer dans mon premier hyaku yen shop, les magasins à 100yens (moins d'un euro), où on trouve de tout, des bols en céramique à la nourriture, en passant par tout un tas de produits cosmétiques ou de fournitures scolaires, de bureau ou de fête. Là aussi, il faut se faufiler entre les gens pour naviguer entre les rayons, et cela s'étend sur 3 ou 4 étages.

Nous avons rendez-vous à Shibuya dans l'après-midi et décidons donc d'y aller à pied, en passant par les petites rues d'Harajuku et autour d'Omote-sando. On découvre au passage le côté super bourgeois de cette partie de la ville, avec ses magasins de fringues hyper branchés, et touchons du doigt le prix de la vie au Japon en jetant un œil à des chaussures d'une marque éthique qu'on aime bien, Think!, mais qui coûte ici près de deux fois le prix français, déjà très élevé! Bien bien bien, ce n'est pas ici qu'on s’achètera des chaussures. De toute façon, comme je le constaterais bien plus tard, ils n'ont pas ma pointure.

Déjeuner rapide et bon dans un restaurant de gyozas où on tente la commande en japonais, assez peu aidés par un personnel antipathique, puis on continue notre route vers Shibuya.

La suite de cette journée, dans le post suivant!

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