Jeudi 17 Novembre
On a signé notre contrat de location! Ça y est.
Vous me direz, ça fait 7 mois. Mais il faut que je vous raconte!
Pour la signature, Kakei-san, notre super agent immobilier, nous a donné rendez-vous dans un café, juste à côté de la gare proche de chez nous, Gakugei-daigaku. A 8h du soir.
Non seulement il s'occupe de tout pour nous (contracter l'eau, le gaz, l’électricité, nous trouvez des liens de fournisseurs d'accès à internet, proposer de nous aider à louer un van pour le déménagement, et même de le conduire... [cf La chasse aux meubles] et même nous inviter à un dîner avec des amis à lui, qui seront nos futurs voisins!) mais en plus il se déplace pour qu'on puisse signer le contrat. Cet homme est une perle.
Dans les jours précédents, j'ai d'ailleurs fait une boulette diplomatique. Les joies des différences culturelles et d'échanger dans une langue qui n'est notre langue maternelle ni à l'un ni à l'autre.
Comme je l'avais décrit dans le post La chasse aux meubles, vu que certains des meubles que nous avions repérés doivent être récupérés d'ici ce dimanche, j'avais demandé, au cas où, s'il était possible de les stocker dans l'appartement, avant même la date de notre emménagement officiel. Malgré l'outrance de la demande, Kakei l'avait tout de même relayée au propriétaire, qui avait évidemment répondu non. Lorsqu'il m'avait fait le retour, j'avais essayé de le remercier et de lui dire que de toute façon, ce n'était qu'un essai, que je n'étais pas très à l'aise avec cette demande et que nous allions nous débrouiller pour les stocker ailleurs (aka, dans notre AirBnB actuel ou au labo de Daniel, option pour laquelle je militais, au grand dam de ce dernier). Kakei s'était alors excusé platement de sa question indiscrète, ayant mal compris le sens de ma remarque sur le fait d'être mal à l'aise ><
Mais l'incompréhension a peut-être eu du bon, car Kakei a redemandé à l'agent immobilier du propriétaire s'il c'était une option possible, et nous devions avoir la réponse aujourd'hui. Et c'est un OUI! Comme quoi, même avec des japonais extrêmement protocolaire, faire sa grosse étrangère sans gêne peut payer!
En vrai, je pense qu'ils ont été tellement soufflés par le sans-gêne absolu de la question qu'ils n'ont même pas osé discuter. M'en fout, on s'épargne un déménagement sur trois!
Le 17 au soir, nous nous retrouvons donc dans cet espèce de café qui ressemble à un diner américain (café lavasse et serviettes en papier imperméable compris) avec un collègue plus âgé de Kakei, qui est le seul habilité à nous lire le contrat. Enrhumé, Kakei porte un masque, ce qui assourdi sensiblement sa traduction. On se concentre, on essaye de comprendre les clauses en petits caractères... Pas facile quand on ne peut même pas les lire.
Enfin, de toute façon il n'y a pas grand chose à redire, alors Daniel sort son Inkan, son tampon encreur gravé à son nom ("Sucheto") et signe avec, là où on lui indique, accompagné des deux autres protagonistes.
Moi? J'ai autant de valeur légale qu'une plante verte dans cette histoire.
On a signé notre contrat de location! Ça y est.
Vous me direz, ça fait 7 mois. Mais il faut que je vous raconte!
Pour la signature, Kakei-san, notre super agent immobilier, nous a donné rendez-vous dans un café, juste à côté de la gare proche de chez nous, Gakugei-daigaku. A 8h du soir.
Non seulement il s'occupe de tout pour nous (contracter l'eau, le gaz, l’électricité, nous trouvez des liens de fournisseurs d'accès à internet, proposer de nous aider à louer un van pour le déménagement, et même de le conduire... [cf La chasse aux meubles] et même nous inviter à un dîner avec des amis à lui, qui seront nos futurs voisins!) mais en plus il se déplace pour qu'on puisse signer le contrat. Cet homme est une perle.
Dans les jours précédents, j'ai d'ailleurs fait une boulette diplomatique. Les joies des différences culturelles et d'échanger dans une langue qui n'est notre langue maternelle ni à l'un ni à l'autre.
Comme je l'avais décrit dans le post La chasse aux meubles, vu que certains des meubles que nous avions repérés doivent être récupérés d'ici ce dimanche, j'avais demandé, au cas où, s'il était possible de les stocker dans l'appartement, avant même la date de notre emménagement officiel. Malgré l'outrance de la demande, Kakei l'avait tout de même relayée au propriétaire, qui avait évidemment répondu non. Lorsqu'il m'avait fait le retour, j'avais essayé de le remercier et de lui dire que de toute façon, ce n'était qu'un essai, que je n'étais pas très à l'aise avec cette demande et que nous allions nous débrouiller pour les stocker ailleurs (aka, dans notre AirBnB actuel ou au labo de Daniel, option pour laquelle je militais, au grand dam de ce dernier). Kakei s'était alors excusé platement de sa question indiscrète, ayant mal compris le sens de ma remarque sur le fait d'être mal à l'aise ><
Mais l'incompréhension a peut-être eu du bon, car Kakei a redemandé à l'agent immobilier du propriétaire s'il c'était une option possible, et nous devions avoir la réponse aujourd'hui. Et c'est un OUI! Comme quoi, même avec des japonais extrêmement protocolaire, faire sa grosse étrangère sans gêne peut payer!
En vrai, je pense qu'ils ont été tellement soufflés par le sans-gêne absolu de la question qu'ils n'ont même pas osé discuter. M'en fout, on s'épargne un déménagement sur trois!
Le 17 au soir, nous nous retrouvons donc dans cet espèce de café qui ressemble à un diner américain (café lavasse et serviettes en papier imperméable compris) avec un collègue plus âgé de Kakei, qui est le seul habilité à nous lire le contrat. Enrhumé, Kakei porte un masque, ce qui assourdi sensiblement sa traduction. On se concentre, on essaye de comprendre les clauses en petits caractères... Pas facile quand on ne peut même pas les lire.
Enfin, de toute façon il n'y a pas grand chose à redire, alors Daniel sort son Inkan, son tampon encreur gravé à son nom ("Sucheto") et signe avec, là où on lui indique, accompagné des deux autres protagonistes.
Moi? J'ai autant de valeur légale qu'une plante verte dans cette histoire.
| Victoire! |










