Le 31 Octobre
Comme convenu lors de notre rendez-vous de vendredi, nous retrouvons aujourd'hui notre agent immobilier pour un premier tour de visites à Higashi-Matsubara, sur la Inokashira Line, dans le quartier Setagaya, à un petit quart d'heure de métro à l'Ouest de Shibuya.
Si proche du cœur de ville, le quartier nous étonne par son voisinage très calme, avec des maisons et immeubles bas, très résidentiel, sans aucune grandes tours. Kakei a manifestement bien compris nos demandes.
Le premier appartement qu'on visite, dont les plans nous avaient tellement plu (surtout qu'il a une pièce japonaise avec des tatamis!), nous semble immédiatement trop grand. Pourtant il ne fait "que" 57m2, mais pour nous qui sommes habitués à tout petit, il semble gigantesque et surtout disproportionné pour le temps que nous allons passer ici. Il est hyper clean et on pourrait se le permettre au niveau financier, mais on préfère envisager des options moins chères.
Les deux suivants se situent à quelques centaines de mètres de là, proche d'un parc qui promet d'être très fleuri au printemps. Le deuxième est plutôt chouette, lumineux, donnant sur une l'arrière d'un bâtiment de sport et une cour qui a l'air calme avec un grand arbre. La chambre est dans le coin de l'immeuble et au dernier étage, donc sans voisins directs. Cuisine à l'américaine, parquet, très propre, mais manquant vraiment de rangements et la seconde chambre, qui sera une chambre d'ami et un bureau, est un peu trop petite pour y mettre des futons et des rangements.
Le suivant est beaucoup plus vieux, tout en longueur et avec l'entrée donnant directement sur la cuisine, mais il est extrêmement lumineux, avec des fenêtres sur trois côtés et possède d'immenses rangements. Les deux chambres, de la même taille, communiquent entre elles par des portes coulissantes, ce qui fait qu'en l'absence de visiteurs, la chambre d'amis/bureau pourra être une extension de notre chambre!
En revanche la vue est vraiment moche : on donne sur l'arrière des maisons voisines, très proches, et dont on doit entendre la vie nocturne. L'ensemble donne une impression un peu poussiéreuse. Il est aussi 10m2 plus grand que le précédent, mais du fait de sa configuration, ça nous fait surtout un immense salon dont on ne sait pas trop quoi faire, vu que les fenêtres y sont dépolies et qu'on ne reste pas suffisamment longtemps pour avoir envie de le meubler de façon vraiment chouette. Mais peut-être qu'avec des meubles chinés, des lumières, et puis des plantes grimpantes sur le balconnet pour cacher les voisins..?
Les deux ont leurs qualités, mais aussi leurs défauts : à l'un la vue moche et l'air vieillot, à l'autre l'absence de rangements qui risque de le rendre trop petit et la moindre luminosité. Nous voilà bien embêtés. Peut-être que le dernier nous décidera?
Et le dernier... est une dernière! Comme j'avais mentionné que le rêve absolu serait une petite maison, Kakei nous en a trouvé une! On prend le métro de nouveau, pour arriver dans un autre voisinage très sympa. On marche, on marche, on marche... Daniel et moi on commence à se regarder en se disant "Bon, va falloir qu'on arrive là". On marche, on marche... C'est officiellement trop loin. Mais si jamais c'est génial??
Ça ne l'est pas. C'est une maison, clairement, mais pas une maison comme je me l'étais imaginée. Elle est très moderne d'abord, plutôt sombre et complètement serrée contre les autres baraques, sans aucun dégagement de vue. Un seul avantage, elle a un bow-window dans une des chambres. Bon, mais ça ne va pas suffire à emporter notre adhésion. Pour ne pas donner l'impression à notre agent immobilier qu'il l'a cherchée pour rien, Daniel et moi prenons tout de même le temps de tout bien regarder et de noter les points positifs, mais le cœur n'y est pas.
Incapables de nous décider, nous lui demandons un deuxième tour de visite des appartements 2 et 3, qui ne nous laisse pas plus avancés et décidons de prendre un jour de réflexion (comme disait Fanshinka).
Nous rentrons profiter de la soirée à la maison, avant le premier jour de Daniel, demain et nous retrouvons avec un problème : nous avons bien un cadeau pour Okada-sensei, le directeur du laboratoire qui accueille Daniel, mais rien pour l'emballer et, autant sur les petits cadeaux que nous avons offert jusqu'ici, ce n'était pas grave, autant là, ça craint! L'emballage ici est partie intégrante du cadeau. Je propose donc de sacrifier le furoshiki que j'ai acheté quelques jours plus tôt à Hikone. Le quoi? Furoshiki. C'est un morceau de tissu traditionnel japonais utilisé pour emballer tout et n'importe quoi, du cadeau aux bentos (lunchbox) qu'on emmène pour le déjeuner, et jusqu'aux courses qu'on fait au marché (qui sont de toute façon pré-ensachées, j'en reparlerais...).
Un petit cours vidéo sur youtube et tadaaaaa, voilà ma première bouteille emballée à la japonaise!
Bon, en vrai ça m'a pris une petite dizaine de tentatives pour faire tenir le nœud du haut en équilibre sur le bouchon et réussir à bien arranger les plis et les nœuds.
Comme convenu lors de notre rendez-vous de vendredi, nous retrouvons aujourd'hui notre agent immobilier pour un premier tour de visites à Higashi-Matsubara, sur la Inokashira Line, dans le quartier Setagaya, à un petit quart d'heure de métro à l'Ouest de Shibuya.
Si proche du cœur de ville, le quartier nous étonne par son voisinage très calme, avec des maisons et immeubles bas, très résidentiel, sans aucune grandes tours. Kakei a manifestement bien compris nos demandes.
Le premier appartement qu'on visite, dont les plans nous avaient tellement plu (surtout qu'il a une pièce japonaise avec des tatamis!), nous semble immédiatement trop grand. Pourtant il ne fait "que" 57m2, mais pour nous qui sommes habitués à tout petit, il semble gigantesque et surtout disproportionné pour le temps que nous allons passer ici. Il est hyper clean et on pourrait se le permettre au niveau financier, mais on préfère envisager des options moins chères.
Les deux suivants se situent à quelques centaines de mètres de là, proche d'un parc qui promet d'être très fleuri au printemps. Le deuxième est plutôt chouette, lumineux, donnant sur une l'arrière d'un bâtiment de sport et une cour qui a l'air calme avec un grand arbre. La chambre est dans le coin de l'immeuble et au dernier étage, donc sans voisins directs. Cuisine à l'américaine, parquet, très propre, mais manquant vraiment de rangements et la seconde chambre, qui sera une chambre d'ami et un bureau, est un peu trop petite pour y mettre des futons et des rangements.
Admirez la mosaïque de photos que j'ai mis plusieurs heures à pondre ><
(je veux prendre des cours de mise en page...)
(je veux prendre des cours de mise en page...)
En revanche la vue est vraiment moche : on donne sur l'arrière des maisons voisines, très proches, et dont on doit entendre la vie nocturne. L'ensemble donne une impression un peu poussiéreuse. Il est aussi 10m2 plus grand que le précédent, mais du fait de sa configuration, ça nous fait surtout un immense salon dont on ne sait pas trop quoi faire, vu que les fenêtres y sont dépolies et qu'on ne reste pas suffisamment longtemps pour avoir envie de le meubler de façon vraiment chouette. Mais peut-être qu'avec des meubles chinés, des lumières, et puis des plantes grimpantes sur le balconnet pour cacher les voisins..?
Ci-dessous, la mosaïque de photos, réalisée beaucoup plus rapidement que la précédente!
Et le dernier... est une dernière! Comme j'avais mentionné que le rêve absolu serait une petite maison, Kakei nous en a trouvé une! On prend le métro de nouveau, pour arriver dans un autre voisinage très sympa. On marche, on marche, on marche... Daniel et moi on commence à se regarder en se disant "Bon, va falloir qu'on arrive là". On marche, on marche... C'est officiellement trop loin. Mais si jamais c'est génial??
Ça ne l'est pas. C'est une maison, clairement, mais pas une maison comme je me l'étais imaginée. Elle est très moderne d'abord, plutôt sombre et complètement serrée contre les autres baraques, sans aucun dégagement de vue. Un seul avantage, elle a un bow-window dans une des chambres. Bon, mais ça ne va pas suffire à emporter notre adhésion. Pour ne pas donner l'impression à notre agent immobilier qu'il l'a cherchée pour rien, Daniel et moi prenons tout de même le temps de tout bien regarder et de noter les points positifs, mais le cœur n'y est pas.
De même les photos. On sent un peu mon manque d'enthousiasme ;)
La cuisine possède également un attribut qui nous laisse tout étonnés. Ça ressemble à une cave à bière ou quelque chose comme ça, mais Kakei nous assure que c'est juste un placard supplémentaire, dans lequel les gens stockent parfois des affaires d'hiver. Dans le sol. De la cuisine... Hu?
Nous déjeunons ensuite avec Kakei dans une sobaya, ces restaurants de nouilles de sarrasin qui nous sont encore difficiles d'accès car le menu y est écrit à la main, intégralement en japonais. Nous en profitons pour lui offrir les petits cadeaux que nous avons ramené pour lui : un kouignaman, pour le beurre bien de chez nous, et des petites friandises achetées lors de notre passage à Hikone, comme symbole de notre voyage. On en profite pour discuter un peu plus et dériver des appartements vers nos activités favorites.
Nous rentrons profiter de la soirée à la maison, avant le premier jour de Daniel, demain et nous retrouvons avec un problème : nous avons bien un cadeau pour Okada-sensei, le directeur du laboratoire qui accueille Daniel, mais rien pour l'emballer et, autant sur les petits cadeaux que nous avons offert jusqu'ici, ce n'était pas grave, autant là, ça craint! L'emballage ici est partie intégrante du cadeau. Je propose donc de sacrifier le furoshiki que j'ai acheté quelques jours plus tôt à Hikone. Le quoi? Furoshiki. C'est un morceau de tissu traditionnel japonais utilisé pour emballer tout et n'importe quoi, du cadeau aux bentos (lunchbox) qu'on emmène pour le déjeuner, et jusqu'aux courses qu'on fait au marché (qui sont de toute façon pré-ensachées, j'en reparlerais...).
Un petit cours vidéo sur youtube et tadaaaaa, voilà ma première bouteille emballée à la japonaise!
Bon, en vrai ça m'a pris une petite dizaine de tentatives pour faire tenir le nœud du haut en équilibre sur le bouchon et réussir à bien arranger les plis et les nœuds.
























